Les relations du Gui et de l’arbre
On l'a vu, le Gui porte un message de vie, de protection. Il serait donc incompréhensible qu'il ne fasse pas profiter son hôte de ses bienfaits. On a longtemps cru et dit que le Gui parasitait l'arbre, l'épuisait jusqu'à le faire mourir. En réalité le Gui ne prend à l'arbre que de la sève brute (eau et sels minéraux puisés par les racines de l'arbre et aspirés vers le sommet ). En échange le Gui va lui transmettre des sèves élaborées, riches en substances nutritives et des anti-corps sous forme d'enzymes. Pour les Anciens, le Gui était vu comme le cœur vivant de l'arbre endormi. Si l'on devait abattre un arbre, il était nécessaire avant tout de couper le Gui sinon l'arbre resterait invulnérable...
Dans la nature le Gui a une fonction importante puisqu'il ne s'installe que sur des arbres fragilisés, en état de faiblesse, pour leur permettre de se maintenir en vie. On le trouve aussi sur des arbres dont les conditions de vie sont défavorables (certaines énergies telluriques). Une expérience a été menée pendant six ans en Normandie, sur des pommiers portant du Gui. Durant toute cette période, à chaque printemps on a défolié tous les arbres, ils n'étaient donc plus en état d'élaborer leur photosynthèse, ne possédant plus aucune feuille. Les arbres ont survécu...
Le Gui aide et soutient l'arbre. Il a le pouvoir de reconnaître des structures de cellules non physiologiques, de repérer des dysfonctionnements cellulaires et d'agir en conséquence, grâce notamment aux lectines, substances dont la fonction est de freiner la division cellulaire, la formation de tumeurs et de recréer des connexions quand s'installent des fonctionnements trop autonomes ( ex. pathologies cancéreuses). Pour l'arbre comme pour le corps humain, le Gui crée un espace de vie qui ne serait pas possible sans lui. Selon l'arbre sur lequel il pousse, le Gui va développer des qualités différentes.