Le Gui...
Le gui, c'est en hiver qu'on le retrouve, il était pour les druides le symbole de l'immortalité, peut-être parce qu'il reste vert. C'était le remède universel, la plante sacrée ils croyaient qu'il poussait sur les chênes grâce à une main divine. Il était brûlé pour rendre hommage aux divinités puis une partie était donnée aux assistants qui le suspendaient à l'entrée de leur maison ou autour de leur cou en guise de protection. Lorsqu'ils accueillaient les invités, ils les embrassaient dessous pour leur porter bonheur. Mais le baiser sous le gui peut aussi signifier une promesse de mariage pour les amoureux.
La tradition du baiser sous le gui est à l'origine une croyance païenne.
Chez les Druides, le gui était considéré comme une plante sacrée. Selon eux, cette plante avait des propriétés miraculeuses, dont celles de guérir certaines maladies, d'immuniser les humains contre les poisons, de leur assurer la fertilité et de les protéger des méfaits de la sorcellerie. De plus, lorsque des ennemis se rencontraient sous le gui dans la forêt, ils devaient déposer leurs armes et observer une trêve jusqu'au lendemain. C'est de là que proviendrait, paraît-il, cette ancienne coutume de suspendre une boule de gui au plafond et d'y échanger un baiser en signe d'amitié et de bienveillance.
Une autre version raconte cependant que cette coutume, fort répandue chez les Anglo-saxons, était rattachée à la légende de Freya, déesse de l'amour, de la beauté et de la fécondité. Selon la légende, un homme devait embrasser toute jeune fille qui, sans s'en rendre compte, se trouvait par hasard sous une gerbe de gui suspendue au plafond. Même si sa signification païenne a été oubliée depuis bien longtemps, la coutume d'échanger un baiser sous le gui persiste encore dans de nombreux pays. Ainsi, un baiser échangé sous le gui par un couple d'amoureux est interprété comme une promesse de mariage, tout en se voulant un présage de bonheur.