La Nature Cosmique du Gui
Pour les Anciens Celtes, le Gui était considéré comme étant de nature Cosmique et il est vrai que cette plante ne se comporte en rien comme les autres.
Une des particularités de cette curieuse plante est de n’être pas issue de la terre puisque le « sol » dans lequel elle plonge ses racines est la partie vascularisée donc vivante des arbres. D’autres végétaux poussent sur les arbres, ainsi certaines orchidées tropicales dites épiphytes mais dans ce cas, le végétal se développe sur l’arbre sans qu’il y ait le moindre échange entre eux.
On ne peut pas non plus voir le Gui comme un simple parasite (contrairement aux idées largement répandues) car, contrairement aux vraies plantes parasites qui ne sont pas capables d’élaborer leur photosynthèse de manière autonome, le Gui possède son propre système pour synthétiser la chlorophylle, à tel point que toutes se parties sont vertes.
La raison pour laquelle le Gui pousse sur les arbres est donc tout autre. Il n’a aucune affinité avec la nature minérale du sol. La substance minérale représente le dernier stade de la matière où la vie s’exprime et évolue mais sous une forme très dense. Limite de la vie et de la mort, il suffirait de peu de chose pour que la vie s’immobilise totalement et que plus rien ne circule dans une contraction fatale.
Le Gui a besoin d’un milieu plus vivant, plus fluide pour se développer. La « terre » dans laquelle il s’enracine sont les tissus vivants des branches de l’arbre, là où circule la sève brute. La terre ne peut enfanter le Gui, l’arbre en revanche représente un sol vivant, un substrat de nature différente de la terre minérale.
Pour les Anciens, cette plante qui se développait en dehors des énergies terrestres et de l’intervention humaine n’était pas d’origine terrestre mais cosmique.